

L'homme a une particularité unique de construire des phrases en donnant une signification non seulement aux mots qui composent cette phrase, mais aussi à l'association particulière des mots. Les mêmes mots mis dans un ordre différent ont pour l'être humain une signification différente. C'est très différent chez le perroquet et chez le chien et bien entendu, le chien et le perroquet sont très différents entre eux.
A la différence de l'homme, le chien n'est pas capable de comprendre la signification d'une phrase. Par l'apprentissage (voir la communication précédente sur Friandise et éducation), le chien peut apprendre quelques mots. Pour bien vivre avec son chien, il faut qu'il en connaisse une quinzaine « assis », « couché », « au pied » ... Ces capacités d'apprentissage sont, cependant, supérieures ; avec un apprentissage de qualité, il peut apprendre beaucoup plus de mots : une cinquantaine, voire une centaine, voire dans cette expérience scientifique récente sur un border coolie qui a passé sa vie en apprentissage, près de 2000.
Cependant, qu'en est-il par rapport à la compréhension des phrases ? Prenons une situation caractéristique : vous rentrez chez vous totalement déprimé parce que la journée a été rude ; vous avez perdu votre boulot, votre banquier a été très désagréable avec vous, votre conjoint(e) est parti(e), vous venez de perdre votre permis de conduire... Vous avez besoin de parler au seul être qui est susceptible de vous écouter, votre compagnon fidèle, votre chien. Vous parlez, vous lui dites tout ce que vous avez sur le coeur et....il vous écoute avec attention et compassion. Vous le trouvez « super » votre chien, vous dites : il comprend tout, il ne lui manque que la parole. Cela vous fait un bien fou d'avoir le sentiment que quelqu'un vous comprend. Dans la réalité, votre chien n'a compris qu'une seule chose : à votre allure, à votre attitude, c'est que vous alliez mal et que vous aviez besoin de lui et il s'est mis à votre disposition pour échanger des émotions. Mais, soyons franc, il n'a pas compris la moindre phrase que vous lui avez dite. Sympathique, il a fait semblant.
Il faut dire que la compréhension des phrases est un processus complexe qui nécessite un néocortex particulièrement développé.
De plus, le chien, pour des raisons anatomiques (il n'a pas l'équivalent de notre larynx), émet peu de sons différents. Pour lui, la tonalité est plus signifiante que l'expression d'un mot.
Le perroquet diffère profondément du chien.
Il a tout d'abord un organe vocal, le syrinx, très proche de notre larynx, qui lui permet d'émettre des sons beaucoup plus divers que le chien. La communication sonore a une grande importance dans la vie sociale de cet animal, alors que chez le chien, la communication olfactive et la communication visuelle priment sur les autres. Les perroquets communiquent entre eux par des sons et des chants. Dans la nature, le perroquet nouveau né va rapidement imiter une mélodie spécifique, le plus souvent émise pour lui, par un de ses parents. Cette mélodie, qu'aucun jeune autre perroquet n'émettra, sera sa carte d'identité. Il l'émettra pour que les siens le retrouvent, ses parents l'émettront pour l'appeler.
Cette grande capacité à émettre des sons variés lui donne la possibilité physique de prononcer des mots équivalents à ceux de l'être humain. Dans la nature, il ne le fait pas. Ce type d'expression résulte exclusivement d'un apprentissage par l'être humain.
Mais ne fait-il que « répéter comme un perroquet » comme le veut la légende populaire, c'est-à-dire répéter sans comprendre les mots qu'il prononce ? Fréquemment, c'est le cas. Si son maître lui a appris quelques expressions, il les répète à volonté pour attirer son attention, mais les mots qu'il prononce n'ont pas de grande signification pour lui.
Est-ce à dire qu'il n'est pas capable de faire mieux ? Depuis une vingtaine d'années différentes expériences viennent confirmer des observations réalisées par plusieurs propriétaires de perroquets. Ils sont capables de « lancer des phrases totalement adaptées aux circonstances » comme l'indique Philippe de Wailly, vétérinaire spécialiste de ces oiseaux.
En cela, le perroquet, en particulier le gris du Gabon, est largement plus compétent que d'autres oiseaux parleurs comme les corvidés (corneilles, corbeaux freux ou pies bavardes...). Il est aussi plus performant que les mainates capables eux aussi d'apprendre un grand nombre de mots, et qui ont une voix claire proche de celle de l'être humain.
Une chercheuse américaine, Irène Pepperberg, a pu démontrer que son perroquet Alex, un gris du Gabon à queue rouge, était capable d'établir des concepts et de réaliser une communication performante, c'est-à-dire qu'il pouvait classer des objets par couleur (rose, bleu, vert, jaune orange, gris, violet) ou par matière (bois, laine, papier, liège, craie, cuir, pierre) ou par forme lorsqu'on lui indiquait la référence recherchée. Alex comprenait aussi des relations abstraites comme « plus grand », « différent ».
Il est possible alors d'établir un dialogue avec son perroquet. Certes, personne n'a encore réussi à avoir une discussion philosophique avec celui-ci, mais le dialogue va très largement plus loin que ce que l'on peut avoir avec les autres animaux familiers. Cependant, tout ceci reste du domaine de l'exception, et le plus souvent du domaine de l'expérimentation.
![]()
All Material Copyright
© 2010
Vitakraft France S.p.A
1 route d'Arpajon
91680 Bruyères le Châtel
All Rights Reserved
Historique
Objectifs
Philosophie du groupe
Carrières
Antiparasitaires pour chien
Antiparasitaires pour chat
Insecticides
Insectifuges
Tiques
Puces
Vétérinaire
Traitement anti-parasitaire
Hygiène
Soins
Ecologie
Développement durable
Produits Bio
Associations caritatives
Nature
Environnement
Certification bio
Presse
Information presse
Communiqués de presse
Articles de presse
Revue de presse
Media
Contact presse
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Mentions légales |